France – Galles : la mention passable, tout juste
Posté le 20.03.2011 dans Analyses par Ludovic Ninet / Lu 4 379 foisIls ont donc eu du cœur, nos Bleus, et ainsi prouvé que la vexation était mère de toutes les bonnes déterminations. Tant mieux ! Ne boudons pas notre soulagement d’une sortie de crise par le haut comme on dit dans d’autres sphères. Pas de quoi pavoiser cependant, toute victoire 28-9 contre Galles et deuxième place dans le Tournoi (dont tout le monde se fout) que ce soit. L’envie avait inexplicablement quitté les Français à Rome (ce n’est pas comme si, avant Flaminio, l’équipe de France survolait le Tournoi), à Saint-Denis, elle leur a permis d’accrocher pour l’ensemble de leur œuvre dans ce Six Nations 2011 la mention passable. Tout juste.
On n’est pas bégueule pour le plaisir. Bien sûr qu’on a aimé les tampons de Dusautoir (16 !) et de tous les autres (121 au total), les courses et les essais de Nallet (56 m !), le contre de Pierre, l’opportunisme de Clerc, les groupés pénétrants et l’engagement général. Bien sûr qu’on a aimé la réaction d’orgueil de ces garçons blessés qui tout seuls s’étaient mis dans la galère et tout seuls s’en sont sortis, soudés, au moins en apparence, comme un seul homme. Et bien sûr, enfin, qu’on espère voir cette expérience servir de terreau à la naissance d’un état d’esprit guerrier qui tiendrait d’un bout à l’autre de la campagne mondiale. Mais comme l’ont récité les joueurs eux-mêmes cette semaine : aussi sûr que deux et deux font quatre, l’envie, l’engagement, l’agressivité sont la base du jeu du rugby. Sans, point de salut. Avec, la victoire devient possible et ce fut le cas samedi. Mais après ? « Je ne sais pas si l’on peut parler de jeu », déclarait Marc Lièvremont dimanche matin. En la matière, le chantier demeure. Enorme. Et avec, la frustration.
Après le Grand Chelem 2010, on aura donc eu confirmation au cours de ce Tournoi 2011 que le rugby binaire, voire unidimensionnel, semble le mieux convenir à l’équipe nationale du championnat le plus puissant financièrement au monde. Faut-il continuer à imaginer (rêver ?) jeu plus ambitieux que ce rugby à si peu de passes et de maîtrise pour la sélection ? On apprend grâce aux statistiques Opta que la France est, sur la compétition, avant-dernière des six nations en nombre de défenseurs battus (ou plaquages cassés) moyens par match (8 vs. 13 pour les meilleurs, les Irlandais). Elle est bonne dernière en nombre de rucks gagnés par rencontre (82 vs. 97 pour les premiers, les Italiens). Deux phases incontournables du jeu très dynamique pratiqué par les références mondiales australiennes et néo-zélandaises vers lequel, semble-t-il, Lièvremont souhaite toujours tendre – quitte à devoir se planter avec ses idées, ce qu’il dit aussi dimanche. En 2008, l’ambition était louable. En 2011, elle apparaît irréaliste. Les deux mois de préparation à la Coupe du monde nous feront peut-être mentir. C’est en tout cas la conviction (de façade ?) du staff et des joueurs.
Reste que sur ce Tournoi, si les Français ont été les deuxièmes à gagner le plus de terrain balle en main (404 m en moyenne vs. 527 pour l’Angleterre), les deuxièmes également à franchir le plus (près de 7 fois par match vs. plus de 9 pour l’Angleterre), ils ont surtout fait preuve d’un manque suffisant de repères communs pour, ballon en main, patauger sans s’en sortir dans un désordre quasi permanent. Ils présentent par ailleurs une balance des essais inscrits/encaissés à peine positive (+2), contrairement aux Anglais (+8) et aux Irlandais (+6).
D’un point de vue individuel (et de manière absolument pas exhaustive), saluons l’abattage défensif de Thierry Dusautoir, premier plaqueur du Tournoi* avec 73 plaquages réussis en cinq matches complets (seulement 2 manqués), soit près de 15 par rencontre ! Il est, avec Maxime Médard (deuxième sur les franchissements, 7), le seul Français en tête d’un classement de statistiques individuelles. Mention également à Vincent Clerc qui n’a jamais cessé d’être le match-winner qu’il a toujours été. Il en fit la démonstration en Italie et samedi soir contre le pays de Galles. Il est aujourd’hui le premier marqueur d’essais français en activité (24), le septième de l’histoire (voir le classement).
« Je me sens aujourd’hui particulièrement apaisé, serein et extrêmement déterminé », affirmait dimanche Lièvremont, qui présente un bilan de 58% de victoires plus faibles que tous ses prédécesseurs depuis 1981. Après Rome et la semaine qui suivit, on comprend l’apaisement. Déterminé, compte tenu de la suite de l’année 2011, on imagine bien. Serein, en revanche, on n’en jurerait pas.
* Un tout petit plaquage devant le deuxième gallois Alun-Wyn Jones (72 et 3 manqués) !
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Commentaires ( 14 )
Vinzasec a laissé un commentaire le 21 mar 2011 à 11:59 - -Il y a à manger et à boire dans la performance des français, mais compte tenu de la défaite en terre romaine, il ne fallait pas s’attendre au grand soir. Certes, les français marquent à des moment décisifs, juste avant et après la pause ; et sur des ballons de récup’ (ballon chipé dans un ruck par Nallet + contre de Pierre), mais il faut souligner la bonne tenue de la défense galloise. Il est vrai que l’on a beaucoup de mal à franchir de manière décisive le rideau adverse sur nos propres ballons, mais dans ces moments là, je ne vois pas en quoi le rugby pourcentage est scruté d’un si mauvais œil. Un gros pack, un bon buteur, de l’opportunisme, et de la qualité sur les ballons de récupération n’est ce pas ce qui a fait gagner l’Afrique du Sud en 2007 ?
Fantom a laissé un commentaire le 21 mar 2011 à 13:25 - -gagner c’est bien, mais désolé (je vais m’attirer la foudre de pas mal de gens) je préfère que mon équipe joue bien, et perde quelques fois…
Les exemples sont nombreux, le barça n’a pas toujours gagné, pourtant les socios et les spectateurs en tout genre ont tjrs respecter et admiré cette équipe, les blacks ont échoué de nombreuses fois en WC mais elle est toujours l’équipe la plus admirée.
L’Italie a gagnée 4 coupe du monde en jouant défensivement, mais elle ne fait pas rever (a part les italiens), les Boks remportent des WC, mais de quelle manière…Cela est symptomatique de notre société, où il faut par dessus tout qu’il y ait un premier, un gagnant, un winner, les enjeux sont tels qu’il faut gagner, gagner à tout prix?? Pour ma part c’est non, IL FAUT GAGNER car c’est un sport, mais pas à tout prix.
2 façons de penser s’affronteront toujours. La question est celle là: Le but du rugby c’est quoi? De GAGNER? ou de MARQUER DES ESSAIS?
Je suis fier de mon équipe lorsqu’elle joue bien, avec de l’envie, qu’elle développe un beau jeu, qu’elle donne ce que les gens attendent, qu’elle envoi du jeu qui fait s’exiter et s’exalter les supporters, parfois elle gagne, parfois elle perd, et alors? (il faut prendre le plus de plaisir possible dans la vie, car on ne gagnera pas toujours de toute manière) Je ne prend pas de plaisir en voyant l’équipe de France remporter le GC de l’année dernière…je respecte ce jeu, je respecte l’engagement et apprécie à sa juste valeur le travail des avants où le rugby commence mais ne doit pas s’arreter systematiquement … je ne prenais pas de plaisir de voir les equipes de foot italiennes jouer le “catenaccio” (pourtant les défenseurs étaient remarquables), je ne prend pas de plaisir à voir un Afrique du Sud-Argentine 2007 (pourtant les joueurs s’engagent à 200% et font preuve de courage et de solidarité)
La fameuse phrase: “on ne retiens que le nom des vainqueurs”, est pour ma part erroné. Je me rappelerait toujours des joueurs et des equipes qui m’ont donner du plaisir, et j’oublirait sans doute le nom de certain qui gagnent mais qui ne m’en donnent pas. Au risque de passer pour un “vieux con” et de reprendre une phrase “culte”, qu’est ce que vous allait dire à vos petits enfants, j’ai vu jouer Codorniou ou j’ai vu jouer Tindall, j’ai vu jouer Carlos Spencer ou j’ai vu jouer Butch James, et vous reparlerez du match France-NZ 99 ou celui de 07…? du GC 97 et/ou 98 ou du GC 2010? de Cedric Heymans ou de Ben Cohen?
Anonyme a laissé un commentaire le 21 mar 2011 à 14:28 - -On peut évidemment se féliciter de la victoire acquise samedi sur une équipe galloise qui n’a malgré tout jamais vraiment donné l’impression de croire en ses chances de victoire à Paris. Dans l’engagement et la détermination, il n’y avait pas photo en tout cas.
Au-delà du résultat, le constat de Vinzasec est exact. Le match a été gagné sur les qualités actuelles de l’EDF: bonne conquête, grosse défense, pression et récupération. En gros, c’est vrai, ce sont ces éléments là qui avaient permis à l’AfS de s’imposer en 2007. C’est aussi le rugby que l’on voit régulièrement jouer en TOP 14 et, en ce sens, c’est déjà une réponse à ceux qui se demandent quel va bien pouvoir être le jeu que Ml et l’EDF mettront en place pour la CDM.
C’est bien un rugby “pragmatique” basé sur ces qualités-là que la France va proposer à l’automne en NZL. Il y aura aussi, bien sûr, une prépa physique et un travail d’affinage de l’organisation collective tant OFF que DEF. Pour autant, ce rugby-là ne devrait pas permettre à l’EDF d’aller au-delà du 1/4 et certainement au-delà de la 1/2 finale.
Ce qui était encore possible en 2007, compte tenu des règles, ne l’est plus forcément aujourd’hui … pour diverses raisons. Par contre, il est probable que l’EDf jouera de nouveau sa “finale” dès les 1/4. Tout le reste, si elle devait aller plus, ne sera que du bonus …
fred a laissé un commentaire le 21 mar 2011 à 14:49 - -@Fantom
Presque d’accord, car la manière ne suffit pas.
J’ai vu jouer dans les années 80 une des plus belles équipes de France, qui marquait (sortons les stats ?) toujours plus d’essais que ses adversaires, mais qui perdait toujours à la fin. Frustant, bon sang que c’était frustant. J’ai fini par préférer une EDF qui marquait moins d’essais, jouait moins bien, mais gagnait à la fin.
takapuna a laissé un commentaire le 21 mar 2011 à 15:15 - -pourquoi “anonyme” ? C’est moi qu’ai laissé le post précédent
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Fantom a laissé un commentaire le 21 mar 2011 à 15:56 - -Fred, tu préferes vraiment te faire chier durant 75 minutes sur 80 mais en gagnant au bout, plutot que de voir un beau match, plein de rebondissements en en prenant plein les yeux avec une défaite honorable à la fin? Pourquoi pas après tout. Dans ce cas là, ça ne sert à rien de regarder le match, il suffit de lire dans le journal qu’ils ont gagner, si seul le résultat donne du plaisir.
La meme chose avec la main de T.Henry face à l’irlande, beaucoup étaient très heureux de ce jeu lamentable et de cette victoire, car pour eux rien n’est plus beau que la victoire… pas pour moi, j’aurais préferé que l’on perde le match en jouant un beau jeu. (pour ce qu’ils ont fait par la suite!!!)
Fantom a laissé un commentaire le 21 mar 2011 à 16:26 - -cette histoire de victoire primmordiale, ça tient pas. Vous pensez que si les Blacks gagnent d’un point face aux Tongas ils sont contents??
Et puis de toute façon, une equipe qui joue bien, elle va pas perdre tout ses matchs…une équipe qui joue bien, elle gagne forcement des matchs (jouer bien, ne veux pas dire renier le combat comme aujourd’hui, je ne suis pas en train de dire que je veux voir 15 fou fou sur le terrain à tenter des relances sur chaque ballon)
Autre exemple, assez symptomatique encore de la vie d’aujourd’hui. Qu’est ce que réussir sa vie? C’est gagner, etre un winner, faire de la tune, peu importe la manière, ou c’est d’essayer d’agir correctement en faisant un métier et des activités qui nous passionnent?
La manière mes amis, la manière!
Vinzasec a laissé un commentaire le 21 mar 2011 à 19:45 - -Je suis d’accord avec Takapuna : la France jouera sa “finale” en quart de finale face à l’Angleterre ou l’Argentine. C’est de toute façon comme ça que la FFR voit le succès ou non d’une coupe du monde, non ? En gros, on est dans le dernier carré, on parle de réussite, on se fait eliminer en quart ou on perd plus de deux matchs dans la competition, on evoque une grosse déception. C’est à ce niveau là que l’on doit progresser : ne pas voir l’accession en demi-finale comme une finalité.
De là à vouloir jouer comme les Blacks ou les trois quarts australiens de ce moment, il y a evidemment un pas que je ne franchirai pas, car la strucure même de notre rugby (préparation, plages de repos, formation, mentalité, etc…) ne le permet tout simplement pas.
On peut donc constamment faire l’amer constat que nous ne sommes qu’episodiquemment voire sporadiquement au niveau des nations du sud, et critiquer à longueur de journée ce fait etabli; ou alors être conscient de nos lacunes structurelles et jouer avec nos forces plutôt que de vouloir coûte que coûte ressembler aux autres.
D.Duret a laissé un commentaire le 22 mar 2011 à 07:43 - -J’ai écrit ici que le jeu du sud finissait par me lasser, que faire jouer les gros comme les arrières et ceux-là comme des gros avait ses limites et que l’esprit du rugby y perdait, bin sans vouloir passer pour un franchouillard que je ne suis pas, Nallet est venu confirmer, par ses dires d’avant match que j’avais raison et cela d’autant qu’ayant bataillé “avant” comme il savait le faire, il s’est trouvé au bon moment pour ramasser deux balles d’essai.
Allez les petits !
jean-marie vermande a laissé un commentaire le 22 mar 2011 à 09:37 - -Bon ben tiens, je profite de ce débat pour apporter mon grain de sel.
Il faut bien comprendre une chose, et c’est ce qu’illustrent les propos de Fantom.
Le Rugby n’est pas un sport comme les autres.
De par sa nature, de par sa forme, c’est un jeu surchargé de symbolismes que l’on pourrait décliner à l’infini. C’est en celà qu’il a si souvent été glorifié par les plus grands des écrivains. Il y a la vie et la mort , l’héritage des générations, il y a Verdun et la Table Ronde, il y a la place de l’homme et la conception de la société. Cela peut paraître fumeux aux purs athlètes mais je suis convaincu qu’inconsciemment c’est toute cette charge qui attire et séduit.
Le public du Rugby sait très bien que la victoire est ici relative et que quelques points de différence au score ne signifient pas grand chose. Un ballon qui rentre ou pas, un en- avant de quelques centimètres, un rebond malheureux.
Le public du Rugby sait très bien que le jeu fourmille inévitablement de fautes, qu’un arbitre est bien plus un chef d’orchestre qu’un juge de paix et que sans lui, le jeu serait impossible. Que le respect qu’on lui doit est le seul garant de l’existence même de ce sport.
Le public du Rugby sait très bien que ce n’est qu’en s’efforçant de respecter les règles communes que l’on peut conquérir la liberté. Quel autre sport autorise autant que le Rugby? La main , le pied, le contact, la force, la vitesse, l’intelligence, la reflexion, le vent la pluie, le terrain, l’arbitre, le public…tout compte!
Le Rugby est un jeu républicain!
Dans le Rugby amateur, la tête de l’avocat ou du medecin pouvait, le temps d’une mêlée se trouver sous le cul du cantonnier. Il est dommage que le professionnalisme ait gommé cette dimension du jeu. Et à mon avis atténué ainsi cette expression de leur mutuelle utilité
Dans ces conditions, il est clair que le public du Rugby attend autre chose que la victoire. Elle est nécessaire car elle donne un sens au jeu, mais elle ne suffit pas.
Le public du Rugby veut des légendes!
Ce qu’espère secrètement le public du Rugby au coup d’envoi, c’est toujours l’essai du Bout du Monde, celui auquel on ne croyait plus et qui après mille passes miraculeuses et rebondissements inespérés arrache au dernier moment la victoire qui semblait définitivement oubliée.
On est ici très loin des temps de jeu, pourcentages de passes, quotients de plaquages cassés et autres racines carrées des longueurs de poils de cul des centres de l’hémisphère sud, qui d’ailleurs du simple point de vue analytique ne signifient pas grand-chose. Le public du Rugby se fout de l’affrontement sur tableur Excel.
De là ces jérémiades en cascades sur une EDF qui finalement n’a pas fait un tournoi si catastrophique en termes de résultats. Ce qu’on lui reproche ce n’est pas d’avoir été en dessous de tout.
C’est seulement de ne pas nous avoir émus!
breizhoo a laissé un commentaire le 22 mar 2011 à 19:25 - -il semble qu’on en revient toujours à regretter le beau jeu, les grandes envollées etc… et le dernier post résume bien ce débat : on veut du jeu et de la manière ou la victoire “à tout prix”.
N’empêche qu’on envie tous les British d’avoir été les premiers à soulever la WebEllis et les Boks d’y avoir 2 fois leur nom, comme les Aussies.
Je lis ici et là que l’EDF n’a pas de jeu qu’elle ne construit rien etc…
Peut être, so what ? Les Boks sont champions en titre, les Anglais ont fait de même, les Gallois font le grand chelem, les Irlandais le réussissent aussi avec la même recette : grosse défense, gros tampons et faire feu de tout bois sur les ballons de récup’, garder la maitrise de la balle le reste du temps et enchainer les pénalités.
En qu’on ne me parle pas des nouvelles régles, on vient de battre les Gallois en faisant exactement ça !
On “bade” les Blacks, ils sont ci, ils sont ça mais leur principale qualité c’est d’aller à dame sur quasi toutes les balles de contre. Sur le construit, une grosse défense et des contest dignes de ce nom finissent par les faire reculer et en marche arrière, ils ne sont pas meilleurs que les autres. les boks sont leur bête noire pour cette cimple raison qu’ils leur font mal et que même un McCaw hésite à y mettre les mains.
Les sudistes envoient du jeu avec leurs 3/4 mais que font ils vraiment ? ils cassent les placages en envoyant des quintaux bodybuildés dans la ligne de défense et s’il y a un trou, on joue dedans. Ce n’est rien de plus qu’un partie de XIII qui ne dit pas son nom, ennuyeuse au possible.
Les vrais match à enjeu c’est autre chose que du Tri Nation ou du SUper 15, il n’y a qu’à voir les déconvenues sudistes de 2007, 1999 et même 2003 (et de Rome ..)pour savoir que le rugby est un sport de combat avant tout et que celui qui s’y filera le plus gagnera.
PM a laissé un commentaire le 23 mar 2011 à 01:03 - -Comme vous n’avez rien pigé de son plan génial, vous dénigrez tous Lièvremont à tort et à travers. D’un autre coté, vous avez raison, c’est étudié pour !
La tactique ultime a été concoctée avec les pokermen Chabal et Domenech. C’est tellement évident que ça coule de source. Pour résumer en deux mots : bluff et valuebet.
Tout d’abord, faire croire que , comme ses principaux adversaires, la France a un projet de jeu très ambitieux à base de passes et de pénétrations. Pondre un vrai/faux projet de jeu à l’aide de schémas pleins de flèches auxquels personnes ne comprend rien – sauf peut être ceux qui les ont dessinés. C’est pas bien dur, il y en a quelques mètres cubes dans les archives de la DTN. Le mettre en œuvre tout l’hiver 2010-2011. Accessoirement, en laisser traîner quelques uns dans le vestiaire de Twickenham histoire de se fendre la gueule…
Avoir l’air surpris que ça n’apporte guère de résultats probants, s’attirer les foudres de la presse et du public. Surtout, donner l’air d’être perdu pour être crédible.
Préparer la World Cup a huis-clos pendant 2 mois 1/2 : 80% préparation physique, 5% entraînement à taper des chandelles (Traille), 40% entraînement à courir après les chandelles de Traille (les 29 autres). 2 matchs amicaux contre l’Irlande avec toujours Trinh Duc à l’ouverture, un projet de jeu totalement différent auquel personne ne comprend toujours rien -> bref prendre d’autres schémas de la DTN. Objectif, avancer la prépa physique, produire un jeu décevant et d’obtenir des résultats en demi teinte.
Aller en Nouvelle Zélande. Affiner la préparation physique lors du premier mois qui ne sert à rien d’autre sinon à engraisser les caisses de TF1 et de l’IRB. Ne surtout pas changer de schémas de jeu (sauf en cas de besoin durant le dernier quart d’heure face au Tonga.
Aller en quart. Prier pour qu’il pleuve et qu’il vente. Aligner Traille et les 14 barbares les plus sanguinaires survivants du groupe initial. Taper des chandelles (Traille) courir après les chandelles (les autres)…
Aller en demi. Prier pour qu’il pleuve…
etc… etc…
Vu qu’il y a 83% de chances pour qu’il fasse un temps pourri en octobre en Nouvelle Zélande, il y a environ 73% de chance pour que la France soit Championne du Monde.
…quand je pense qu’il y en a qui se plaignent…
MrRenard a laissé un commentaire le 23 mar 2011 à 14:29 - -Juste un mot : Merci jean-marie vermande pour votre post, la justesse de votre avis m’a laissé sans voix.
Merci a rugbyconnection pour la valeur de votre travail et la finesse de vos analyses et commentaires.
Oui le rugby est plus qu’un simple sport!
Polochono a laissé un commentaire le 25 mar 2011 à 14:39 - -Excellent commentaire PM
J’en ai ri au boulot, c’est dire !












